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 Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.

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the dark mark

► date d'inscription : 04/05/2013
► parchemins : 181


MessageSujet: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 13:22



COLEMAN
Heaven Aqua


17 ans ð Sang mêlé ð Septième année ð Résistants ð

La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.

Nous sommes curieuxRaconte nous ton histoire

Le Barème

ambitieux : •••
romantique : •••••
sportif : ••••
généreux : •••••
franc : •••••
sérieux : •
Le Portrait Chinois

une fleur : une marguerite.
un animal : un petit chaton, tout mignon.
une saison : l'automne.
un mot : coucou.
un fruit : une pêche.
un vêtement : un bon gros pull.
adjectifs qualificatifs

gentille ϟ souriante ϟ sociable ϟ folle
niaise ϟ timide ϟ tendance à rougir en permanence ϟ énervante ϟ




Derrière l'écran

pseudo/prénom : Lily, Lisa.
âge : 18 ans.
avatar : Mischa Barton la sublime.
comment avez-vous connu D. et votre avis : mouhahaha c'est encore et toujours votre Emily/Kenneth/Aleks je l'ai connu il y a foooort longtemps, et franchement bof bof.
petit mot magique :
Spoiler:
 
ton "vis ma vie" fait : 9807 mots
dernier mot pour la fin :


Le Pourquoi du Comment

Voldemort ? Il terrifie Heaven, mais pour son allure, non, elle aime bien sa tête, elle la fait rire, mais pour sa personne. Ce qu'il est, ce qu'il a fait et ce qu'il représente. C'est un méchant, et tout ce mal qu'il a fait, elle n'arrive pas à le supporter. Elle a choisi les résistants pour se trouver le plus loin possible de ces ideaux, dans un château qui ne vit pratiquement que dans l'obscurité. Et puis, quand on est un petit rayon de soleil naïf qui croit que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, difficile de choisir un autre camp.




Vis ma vie




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Dernière édition par Heaven A. Coleman le Sam 4 Mai - 17:54, édité 2 fois
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the dark mark

► date d'inscription : 04/05/2013
► parchemins : 181


MessageSujet: Re: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 13:23



on naît, on vit, on meurt. pas toujours dans cet ordre.


Les feuillages remuaient au dehors, un soleil éclatant parsemait le ciel bleu de l'Angleterre, et la douceur de la brise se posait doucement sur les invités au dehors. Une petite fille se trouvait dans une pièce parfaitement fermée, en compagnie de sa mère, et rien ne lui faisait plus plaisir au monde que de partageait ce moment, qu'elle trouvait unique. Les petites lèvres mauves de l'enfant s'entrouvrirent pour demander « Maman, maman, moi aussi je pourrais avoir une robe de mariée ? » l'enfant était surexcitée. Cette journée était une journée spéciale, un jour exceptionnel, car sa mère se mariait, et rien au monde n'aurait plus enthousiasmée la petite fille. Les déclarations d'amour, les romances, l'enfant adorait cela, elle avait toujours été si admiratives de toutes ses preuves d'amour, qu'elle avait tellement hâte que ce soit son tour, d'en profiter. L'adulte qui se trouvait à ses côtés esquissa un sourire avant d'éclater de rires. Qu'elle aimait sa fille, qu'elle aimait sa vie. Tout était si parfait, tellement parfait qu'elle arrivait à peine à croire à toutes ces choses autour d'elle. Heaven était la prunelle de ses yeux, sa parcelle de bonheur, et ce bonheur ici était bien plus qu'à porté de main. Quelle chance elle avait, d'avoir hérité de tout cela. Envoyant ses cheveux en arrière, et finissant d'étaler un rose tendre sur ses lèvres, la jeune femme se tourna vers son enfant, avec un regard de tendresse absolue, avant de déposer délicatement entre ses mains les joues de la petite fille, et de lui dire « Bien sûr que oui ma chérie, mais quand tu seras plus grande. » Anastasia parlait avec beaucoup de sagesse et de sérénité. On sentait dans ses paroles qu'elle était maître de tout ce qui lui arrivait. Et elle souhaitait que sa fille le devienne également. Les yeux emplis d'étoiles Heaven clignèrent plusieurs fois successivement, et l'enfant se mit à faire des petits bonds de ravissement tout près du sol. Son tour, son tour, elle voulait tellement que ce soit son tour. M'enfin, elle n'avait tout de même que six ans, n'est-ce pas. Anastasia regardait avec prudence sa fillette, tâchant de surveiller qu'elle ne se fasse pas mal, et les préparatifs enfin prêts, les deux filles quittèrent la pièce main dans la main. Le jour du mariage de sa mère fut l'un des meilleurs souvenirs d'Heaven. Le père de sa mère était décédé il y avait quelques années, alors ce fut elle qui hérita du privilège d'accompagner sa mère à l'autel. Soit cela n'était pas réellement la coutume, mais cela n'avait guère d'importance. Après que les nouveaux époux aient scellés leurs vœux, la fête commença, et Heaven dansa sans s'arrêter. Quand les mariés sortirent de l'église, l'enfant fut celle qui lança assurément le plus de grains de riz sur ceux-ci, et elle y tenait. La blondinette avait même prévu un sachet de riz en plus, pour être certaine que sa mère en serait intégralement couverte, et ce par ses soins. La jeune blonde ne connaissait pas réellement la signification de tout cela, mais pour elle, celle qui en envoyait le plus aimait le plus. Ce serait donc elle. Ce jour-ci, Heaven prit des milliards de photos avec son faux appareil photo, et elle fut celle qui attrapa le bouquet de la mariée. Bon, d'accord, sa mère avait fait exprès de l'envoyer tout bas et devant elle, afin de faire plaisir à sa fille, mais quand même, cela signifiait bien plus qu'un bouquet, pour l'enfant, cela était le début de tout.

Quelques jours plus tard, son nouveau "père" s'installa chez eux. Sa mère avait pris le soin de ne pas le faire emménager chez elle avant afin de ne pas risquer de froisser Heaven. Mais ce n'était pas le cas, l'enfant était si joyeuse d'accueillir son nouveau père dans cette maison qu'elle faisait des petits bonds à peu prêt partout, et dans toutes les pièces. Dans le salon, la blondinette avait même suspendu entre les rideaux et un pan de mur une grande pancarte indiquant un "Bienvenue à la maison" qu'elle avait peinte à l'encre noire malgré les réprimendations de sa mère qui lui avait clairement déconseillé de le faire. Mais l'enfant n'avait pas pu s'en empêcher, et Anastasia était passée au travers. Sa fille considérait qu'elle allait ENFIN avoir un père, et que cela était une chose qui se fêtait, alors elle se tairait tout simplement. Heaven n'avait jamais connu son véritable père, et sa mère lui avait clairement toujours largement suffit, mais il fallait dire que voir sa mère heureuse, cela n'avait vraiment pas de prix. Et puis Jack était si gentil avec elle, il était le mari idéal pour la nouvelle vie de sa mère, il fallait que tout se déroule à merveille désormais. Tout.


la fragilité du cristal ne le rend pas faible,
elle le rend délicat.


Heaven se trouvait tranquillement dans sa chambre. Elle s'adonnait à l'une des activités préférées : chanter à tue-tête. La belle blonde n'était pas mauvaise, d'après les dires de sa mère. Elle, elle savait pertinemment qu'elle avait une voix affreuse, et que son chant ressemblait à tout sauf une mélodie. Mais elle n'y pouvait rien, et ce ne serait point cela qui l'empêcherait de chanter. Pire même, la jeune fille chantait plus fort encore, afin de se persuader que c'était la musique qu'elle écoutait qui chantait faux, et non pas elle. Bien entendu, cela n'était pas de l'avis de tout le monde. « Mais ARRÊTE de chanter, putain, Heaven ! » cria le beau père de la blondinette en tapant frénétiquement à la porte. Elle avait fermé à clé la mignonette, et il fallait dire qu'elle n'entendait strictement rien venant de l'extérieur de sa chambre. Son beau père aurait pu hurler à la mort qu'il serait arrivé au même résultat. L'homme décida ainsi de défoncer la porte avec un immense coup de pied, et lorsqu'il l'eût fait, il attrapa la petite par le cou avant de la soulever dans les airs. Il ne lui voulait peut-être pas de mal, mais en cette situation-même, et aux vues de la manière dont il tenait la petite, il était difficile de prétendre le contraire. Des bruits de pas se firent entendre dans les escaliers de la petite maison avant qu'Anastasia n'arrive dans la chambre de son enfant, et perçoit la scène. Si la colère l'envahit immédiatement, ces cris étaient fortement là pour le prouver. « Non mais ça ne va pas ! Tu ne touches pas à ma fille Jack, fiche le camp ! » L'homme ouvrit si grand les yeux qu'Anastasia crut qu'il allait faire un arrêt cardiaque. Il se demandait si il était en train de délirer ou pas, ou alors il n'était pas sûr de comprendre La folle de fille de sa femme était en train de leur crever les tympans depuis une demi-heure et il devait se taire ? C'était elle la priorité, dans cette maison ? Il ne pourrait pas le concevoir ni même l'accepter. Cela était impensable. Sa femme devait faire un choix. Pas juste pour cette histoire de chant, si on peut appeler cela ainsi, mais pour tout. Elle devait choisir entre sa fille et lui, il lui ordonnait de choisir entre eux deux. Et il était certain qu'elle le choisirait lui. Personne ne souhaitait se retrouver seul avec un môme. Vieillir seul, agir toujours en conséquence de son enfant. Le bonheur des deux personnes était imparfait depuis un petit moment déjà, et même si il ne l'avait pas été, la décision aurait la même pour Anastasia. La femme faisait toujours passer son enfant avant tous les projets du couple, avant toutes les sorties, avant tout, et pour elle cela relevait de la normalité. Quelle mère ne l'aurait pas fait ? Si il pensait qu'il avait une chance face à Heaven, le pauvre se mettait le doigt dans l’œil. Elle était toute sa vie, et elle le restera à jamais.

Le soir-même, son beau-père, ancien à présent, avait déserté la maison. Anastasia n'avait pas attendu une seule seconde avant de le fichtre à la porte, et les protestations de l'homme n'y firent rien. L'enfant n'assista pas à la scène, elle se trouvait toujours à l'étage lorsque l'homme partit, et heureusement. Elle s'en serait tellement voulut, sinon. Mais il fallait donner une explication à la petite fille, sa mère ne pourrait lui cacher la vérité. Car Heaven et elle avaient toujours été d'une complicité farouche. La mère passa toute la fin d'après-midi à réfléchir à une manière de le dire à sa fille, mais elle ne trouva pas l'explication parfaite pour la blonde. L'heure du souper arriva pourtant rapidement, et Anastasia se lança lorsque Heaven lui demanda si son beau-père était partit faire quelques courses. L'enfant pleura alors à chaude larmes. Elle fut prise de tremblements, et sentit à maintes reprises son souffle s'échapper de sa gorge, se couper, et maintenir ses poumons en haleine. Lorsque l'enfant fut enfin capable de parler, sa voix trembla et elle frémit sous le coup de ses propres paroles « Tout. est. de ma. faute. » Heaven se remit à pleurer à chaudes larmes, et toutes les paroles réconfortantes que put lui murmurer sa mère, elle ne les assimila pas. Pour elle, tout était très clair : elle était une horrible personne, et elle avait détruit le couple de sa mère. Comment cette dernière faisait-elle pour encore l'aimer et la chérir ? Pourtant, elle le faisait, et à merveilles. Pire, même, la vie d'Anastasia continua comme si de rien n'était, tout semblait allé pour le mieux, et il était rare que la femme perde le sourire. Cela bouleversait littéralement Heaven, ce sang froid, la jeune fille admirait sa mère. Jamais elle n'aurait pu imaginer agir de la même manière. Elle, elle se serait enfermée dans sa chambre et aurait hurlé pendant des heures. Elle aurait ingurgiter dans de chocolats qu'il faudra en re-frabriquer, et surtout, elle aurait finir par perdre la tête. Mais sa mère était une personne sensée et forte. Elle savait que les choses qui s'effaçaient en annonçaient toujours des plus belles. Et la blonde le comprendrait également, avec le temps. La jeune fille voulait ressembler à sa mère, dans sa manière de se comporter et dans celle d'être. Heaven prendrait exemple sur elle en grandissant.


nous avons à faire à une rêveuse totalement
déconnectée de la réalité. en sautant, elle a du
penser qu'elle s'envolerait.


Heaven se trouvait dans son jardin lorsque cela se produisit pour la première fois. Elle l'avait vu, elle n'avait pas rêvé, ses doigts avaient bien fait quelque chose. L'enfant avait toujours aimé grossir un peu les choses en amplifiant les faits, mais cette fois-ci, tout ce qu'elle disait n'était que pure réalité. La petite blonde déboula dans son salon ses chaussures remplies de boues et elle se mit à hurler « Il s'est passé quelque chose. Maman je te JURE qu'il s'est passé quelque chose. » Sa mère ne la croirait jamais, cela était tellement énorme, elle n'en revenait pas. Des jets de lumières, voilà ce qu'elle avait fait apparaître. Et sans ne rien faire de spécial. Tentant de montrer à sa mère ce qu'elle avait fait précédemment, l'enfant de dix ans agita ses mains devant son visage avec énergie, avant d'attendre que quelque chose se produise. Heaven se mit à accélérer ses mouvements et finalement, un petit éclair de fumée sortit de ses gestes. Son visage était encore une fois stupéfait et épanoui à la fois. Elle n'avait pas mentit, elle avait fait cela toute seule. A son grand désarroi, Anastasia la regarda avec des yeux peinés, et la joie de l'enfant retomba presque instantanément. Si sa mère était triste, elle l'était aussi. Elle sentait que quelque n'allait pas, elle se contentait d'attendre. Elle n'osait plus bouger de crainte de faire un faux mouvement qui pourrait effrayer sa mère. Celle-ci ne l'était pas, elle semblait juste tellement malheureuse. Heaven retint son souffle, et écouta ce que sa mère avait à lui dire. « Il faut que je te dise quelque chose, Heaven. » La voix d'Anastasia n'était pas claire, elle était clairement déroutée. Elle semblait avoir à dévoiler un secret si lourd qu'elle n'avait même plus la force de l'exprimer. La femme respira un grand coup et secoua la tête de gauche à droite. Elle était mal à l'aise, comme gênée, mais surtout triste. Déçue. Jamais Heaven n'avait vu sa mère dans un état pareil. Elle resta calme et ne dit pas mot, une chose qui ne lui ressemblait pas, elle qui parlait toujours trop et qui hurlait dans tous les sens. Elle regardait les prunelles de sa mère, elles tremblaient. Les lèvres d'Anastasia s'entrouvrirent. « Ton géniteur était un sorcier. Je sais que je n'aurais pas du te le cacher, je sais que j'aurais du te le dire, mais tu comprends, ce n'était pas facile pour moi. Et maintenant tu as hérité de son pouvoir, enfin, je veux dire, tu es une sorcière, et enfin voilà, je pensais que tu n'hériterais jamais rien de lui. Je voulais, que tu n'hérites jamais rien de lui. » L'enfant était tétanifié. Elle n'osait plus bouger - encore moins que précédemment. Ses yeux étaient devenus si globuleux qu'on aurait pu croire qu'ils allaient sortir de leur orbite. Et peut-être qu'ils allaient le faire. La jeune blonde n'arrivait pas à en croire ses oreilles. Son père était un sorcier, elle était une sorcière. Mais cela n'était rien comparaît à ce que Heaven comprenait. Ce qu'elle traduisait de ses paroles, que sa mère lui avait toutes ces années cachées. Son souhait qu'Heaven n'en soit pas une. Une sorcière. Car l'idée même qu'une petite parcelle de son père soit en la petite fille dégoûtait profondément Anastasia. L'enfant sentit des larmes monter en elle. Cela était la première fois qu'elle décevait sa mère, qu'elle sentait dans son regard qu'elle n'était pas comme elle l'aurait souhaité. Qu'elle n'était pas digne d'être la fille de sa mère, sa fierté. La belle enfant, prunelle de ses yeux, ne pouvait désormais plus que rappeler à sa mère des choses qu'elle détestait. Anastasia ne voulut pas qu'Heaven pense ainsi. Elle fit tout, dans un premier temps, pour que sa relation avec sa fille continue à s'affiner, et qu'elles se trouvent être tout aussi proches qu'auparavant. Mais quiconque se serait tenu dans la même pièce que les deux femmes aurait rapidement sentit une atmosphère tendu, et un malaise se faire à chaque fois qu'elles se regardaient, se parlaient, ou se contentaient juste de respirer à l'unisson. Rapidement, Anastasia devint plus lasse. Elle passait ses journées à regarder la télé, et Heaven était persuadée qu'elle faisait cela pour garder le plus de faits "moldus" chez elle. Comme si elle souhaitait compenser. Pendant ce temps-là, Heaven s'aventurait dans les tréfonds de la forêt durant toutes ses journées, afin de pouvoir exercer ses pouvoirs sans ne blesser un peu plus sa mère.

« T'es qui, toi ? » La voix était sortit de nulle part, tandis qu'Heaven appliquait toute sa concentration sur ce qu'elle était en train de faire. La petite blonde sursauta et tomba instantanément dans les hauts feuillages. Cette voix était celle d'un jeune garçon, un garçon qu'elle ne connaissait pas, et surtout qu'elle n'avait jamais aperçu auparavant. Il avait atterrit à ses côtés dans la forêt sans même que la petite fille n'ait entendu un bruit, et non pas seulement parce que celle-ci s'amusait à faire voler au dessus de son crâne des petits papillons enchantés. L'enfant se mit à rougir immédiatement après s'être relevée. Ce garçon, était-il là depuis longtemps ? L'avait-il observer, ou l'avait-il vu pratiquer la magie ? Les deux peut-être même, et un millier de questions traversèrent toutes ensemble l'esprit de la jeune fille, sans que celle-ci ne puisse avoir la réponse à aucune. La blondinette se mit à paniquer. Elle avait fait une bêtise, elle en était certaine. Elle sentait dans le regard de ce garçon qu'elle avait fait une boulette, et il était clair que si ce garçon l'avait vu faire de la magie, elle était fichue. Heaven s'était renseignée dans tous pleins de bouquins depuis qu'elle avait appris qu'elle était une sorcière. Elle en avait lu des tas et ce en long en large et en travers. Ainsi, elle n'était pas sans ignorer que la magie n'était pas réellement autorisée dans le monde non magique, enfin, dans le monde moldu. Bien sûr, les enfants qui n'étaient pas encore entrés à Poudlard, l'école de sorcellerie, n'étaient pas réellement réprimandé pour cela, mais tout de même, si quelqu'un venait à découvrir son secret, l'enfant serait littéralement cuite comme une courgette. « Euh, je- » se mit à balbutier l'enfant, tandis que des perles de sueur commençaient à se former lentement sur son front. Par merlin, parle Heaven, trouve tes mots, ne reste pas là à rien faire. La blonde se lança à nouvea « En fait, je- » brouuuh, elle n'y arriverait pas, elle le savait. Bon sang, son corps était traversé de frissons de toute part. Au secours ? Elle était perdue, définitivement perdue. Désormais, elle était presque certaine que le garçon l'avait aperçu faire de la magie, et en plus, il devait la prendre pour une débile. Le fixant de ses grands yeux de biche, Heaven chercha les mots qu'elle pourrait bien faire sortir de ses petites lèvres, lorsqu'elle entendit le garçon qui se trouvait face à elle prononcer avec sérieux, et quel sérieux. « Quelqu'un aurait pu te voir. Tu es inconsciente et naïve. Tu ne peux pas pratiquer la magie dans ton jardin, comme tout le monde ?! » La magie ? Avait-il bien prononcé le mot qu'elle avait cru qu'il avait prononcé ? Non parce que là, elle n'en revenait absolument pas. Alors... Lui aussi était un sorcier ? Et un sorcier qui connaissait bien les règles, de toute évidence. Quel âge avait-il ? Il semblait un peu plus âgé qu'elle. Peut-être avait-il déjà intégré Poudlard ? Et puis, Heaven allait pleuré, elle était sensible oh. Elle n'aimait pas qu'on lui parle méchamment, elle était fragile, elle s'attachait toujours à toutes sortes de détails inutiles, mais qui la marquait, elle. Elle était une petite perle que l'on devait bercer avec douceur et ne jamais blesser. La jeune fille eût à peine le temps de voir que le jeune homme quittait les lieux et de crier un « Attend ! », qu'il avait déjà déserté les lieux. La petite en resta bouche-bée.


viens joséphine dans ma machine qui vole,
qui vole, s'envole. comme une folle.


« Je m'appelle Heaven, et j'ai bientôt dix ans ! Dans six jours exactement ! Et toi, c'est comment ? C'est pas très gentil d'être parti comme ça la dernière fois, tu sais. » Heaven se trouvait accroupit sur le sol. Elle faisait pleinement face à son interlocuteur : le garçon de la dernière fois. Le mystérieux inconnu qui avait des jours durant fatigué ses neurones. La jeune fille releva son petit minois gêné vers celui-ci et s'empourpra instantanément de rouge, le feu montant si vite à ses joues qu'elle crut les sentit brûler. Par merlin ! Pourquoi fallait-il qu'elle devienne en permanence plus rouge qu'une tomate, à chaque fois qu'elle devait s'adresser à quelqu'un ? Cela commençait à devenir embêtant et gênant, à la fin. Et puis ça la rendait assurément stupide, de toute évidence. La jeune blonde devait avoir l'air d'une véritable attardée, à ne pouvoir s'empêcher de rougir à chaque phrase prononcée. Le pire dans l'histoire, c'était qu'elle ne le contrôlait même pas. Voyant le garçon en face d'elle la regarder d'un air étonné, la blondinette rabaissa rapidement son visage vers ses mains afin de cacher on ne peut mieux son teint pivoine. Elle attendit qu'il s'adresse à elle, ce qu'il prit un malin plaisir à faire, en laissant un temps qui parut infini à la jeune fille pour s'écouler. « Moi c'est Samaël, je- » Heaven ne laissait même pas le temps au jeune homme d'ajouter un mot qu'elle s'était déjà mise à lui hurler au visage telle une furie « SAMAEL COMME DANS LE DESSIN ANIME ? » Le visage de l'enfant s'étant relevé presque immédiatement lorsqu'elle avait entendu son prénom, et sa nature lui avait éclaté en pleine face sans même qu'il ne s'y attende. McMiller bonjour. Le brun parut interloqué. Il y avait de quoi, à vrai dire. Il la fixa si intensément de ses grands bruns que la jeune fille crut qu'elle allait s'évanouir sur le champ. Elle put d'ailleurs presque sentir le regard du garçon traverser son corps, et lui passer au travers, de même que les éclairs que ses yeux lui envoyaient charnellement. La belle rougit à nouveau et, emplit de culpabilité, l'enfant se promit à elle-même de se taire pour ne pas terroriser encore plus le jeune homme. Après tout, elle n'avait pas des tas d'amis, et elle ne voulait pas qu'il la laisse. Qu'il l'abandonne, comme la dernière fois. Le garçon semblait plus en proie à s'exprimer de nouveau lorsqu'il reprit et lui fit remarquer « Dans le dessin animé, c'est Asraël. » Ah oui, pas bête. Zut, la honte. Heaven continua de regarder ses mains, sentant son visage devenir encore plus rouge - si cela était possible -, et elle attendit la suite. Silence, on avait dit. « J'ai onze ans donc » les yeux de la blonde s'imprimèrent d'étoiles et tous les efforts qu'elle avait fait jusqu'à présent s'envolèrent sur le champ. Elle hurla « DONC TU VAS ENTRER EN PREMIÈRE ANNÉE ?! LA CHANCE ! » Qu'est-ce qu'elle ne comprenait pas dans le fait de se taire ? Tout, apparemment. Bon sang, qu'elle était insupportable parfois. Elle rougissait et elle criait à la moindre occasion, c'était tout elle ça. Le pauvre garçon allait la prendre pour une délurée. Si cela n'était pas déjà fait.

Rougissant plus que de normale, la blondinette se tortilla sur elle-même avant de rougir on ne peut plus devant Samaël. Elle voulait s'excuser. Il fallait qu'elle s'excuse, elle en était consciente. Mais cela était qu'elle était si fascinée et admirative de la personne qui se trouve face à elle. Il fallait qu'elle se ressaisisse. La belle releva son doux minois vers le concerné, et marmonna quelques mots d'excuse. « Je suis désolée de t'avoir interrompu une ou deux fois. » Le garçon face à elle la regarda comme si elle se foutait de la gueule du monde. Une ou deux fois, cela était clairement une mauvaise blague. A chaque début de phrase, elle l'avait coupé, à vrai dire. Mais comme elle ne cessait de le penser, ce n'était vraiment pas de sa faute... Le regard accusateur de Samaël lui fit comprendre ce qu'il pensait de sa façon d'être. Heaven se justifia « Bon D'ACCORD, un peu plus que ça, mais j'ai pas fais exprès. » nop, ce n'était jamais de sa faute, d'abord. Ahem... La Coleman était plutôt facile à cerner, à la différence de son compagnon. Il est mystérieux et si froid. Ce n'était pas très gay tout ça ! Mais Heaven le ferait sourire, cela était obligé. Il s'y donnerait à cœur joie, car faire la pitre, ça, elle connaissait bien la demoiselle. Dans un ultime besoin de se faire pardonner, la jeune fille prit la peine de rajouter, s'attendant clairement à se faire foudroyer du regard à la minute-même où elle aurait prononcé ces maux. « Et je suis désolée de t'avoir pété les tympans. Et je suis désolé de le faire encore. Mais t'en vas pas s'il te plaît, tu me pardonnes ? » Heaven était assez... Particulière. Et étrange. Mais tout de même, il pouvait le lui pardonner, non ? Elle, elle se serait pardonné immédiatement ! Et pas uniquement car il se serait agit d'elle. Non, tout simplement parce que c'était du Heaven pur et simple de pardonner tout le temps, et en bonne conscience. Les petits yeux de chat d'Heaven semblèrent faire leur effet, et la tête du beau brun se hocha de haut en bas pour lui signifier qu'il lui pardonnait, et qu'il ne partirait pas. Pour le moment. Sans qu'il ne le voit venir, le garçon avait peut-être fait la plus grosse erreur de sa vie - ou pas, à lui d'en juger -, car la jeune fille s'empressa de lui sauter dessus sans prévenir, afin de lui faire un gros câlin. Elle avait ENFIN un ami, cela se fêtait, après tout.


bien sûr que ça se passe dans ta tête, mais pourquoi
faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel ?


Samaël avait une surprise pour Heaven. Il ne lui avait pas dit ce que c'était, mais la jeune fille mourait clairement d'impatience. Après tout, comment aurait-elle pu se douter de ce que c'était ? Oui car la jeune fille avait tout de même des idées quelques peu farfelues. Elle se demandait si il s'agissait d'un tambour, ou d'un perroquet. Et même d'une poubelle. Cette fille était dérangée mentalement, il n'y avait pas à dire. Quoi qu'il en soit, lorsque le jeune homme enleva finalement le bandeau qui couvrait les yeux de la blondinette depuis un petit moment, la belle s'écria aussitôt « C'est quoi, ça ? Oh, des pierres qui bougent, TROP COOL. » Samaël l'avait amené dans le Chemin de Traverse ? LE chemin dont il lui avait une fois parlé et sur lequel elle ne cessait de le questionner, au plus grand désarroi de celui-ci ? Et mais il était fou ce monsieur, il voulait se faire submerger du bonheur de la jeune fille ou bien ? Non parce que Heaven était clairement trop émotive. Et en plus, maintenant, elle excitée comme une puce. S'accrochant au bras de son ami, et les prunelles remplies d'étoiles, la fillette se mit à le tirer un peu partout vers chaque magasin, accompagnant ses découvertes de grands "Oooh" et de grands "Aaaah", comme si la magie était la plus belle chose qui soit. Et pour elle, cela l'était clairement. Samaël tenta de la calmer un peu, mais cela paraissait vraisemblablement impossible. Il lui tira alors sur le bras pour qu'elle cesse de gesticuler, et se planta devant elle pour qu'elle l'écoute et ne dise mot. « Tu penses qu'il vaut mieux que je prenne un hibou, un rat, un chat ou un crapeau ? » La demoiselle sourit de toutes ses dents. Comment ça il ne connaissait pas la réponse ? Il fallait qu'il les prenne TOUS, évidemment. Et non non, ce n'était absolument pas une blague. Oui, bon, d'accord, le regard sévère de son ami lui fit comprendre qu'il attendait de sa part un peu d'aide et non une pensée extravagante, et puisque le choix était trop rude - il faudrait clairement une bonne douzaine de journées pour réfléchir à une telle tâche -, la belle déposa un doux baiser sur la joue de son ami, avant de s'écrier tout en s'éloignant vers un autre magasin « Je te laisse choisir, je vais au magasin des baguettes ! » Aussitôt dit, aussitôt fait. A peine Samaël avait eût le temps d'entrouvrir ses lèvres pour protester que la concernée s'était déjà éclipsée. Évidemment, elle n'entendit pas les exclamations de celui-ci lui intimant que le magasin de baguettes se trouvant dans l'autre direction. Tant pis pour elle, elle se perdit, certes, mais quelle importance ? Elle avait bien trop la joie de vivre pour s'attarder sur un détail pareil, après tout.

« I'll tell you what I want, what I really really want, so tell me what you want, what you really really want, I wanna, I wanna, I wan- » se mit à hurler la jeune fille en poussant la porte du magasin de baguettes. « Yo yo yo ! » tombant nez-à-nez avec un élève visiblement bien plus âgé qu'elle, la jeune fille s'empourpra toute entière, oh bravo Heaven, t'as l'air super maline ma grande. Rentrant la moitié de sa tête dans son pull, la jeune fille se sentit littéralement dévisagée. Oupsie. Levant tout doucement les yeux vers le jeune homme, la fillette se mit à bégayer avant de déserter. Quel handicap de rougir à la moindre occasion, et de toujours s'empourprer en parlant. Puis de bégayer aussi, paralysée, c'était nul. Parfois, ce n'était vraiment pas facile d'être Heaven Aqua Coleman. Regagnant rapidement le chemin de Traverse, l'enfant chercha des yeux son ami dans la rue bondée, ce qui n'était clairement pas des plus évidents. Au bout de quelques minutes, se résolvant à ne pas pouvoir le trouver d'un simple regard, la belle s'assit dans un coin et attendit patiemment. Il finirait bien par réapparaître, après tout. Et puis, elle s'était ridiculisée devant tout le magasin de baguettes ! Elle était une bonne à rien, elle ne voulait pas que Samaël s'en rende compte si rapidement. Bien que de toute évidence, il le savait déjà. « 'Lut, regarde ce que j'ai choisi. » Trop tard. Heaven retint son souffle en reconnaissant la voix du concerné résonner au creux de son oreille, et la jeune fille se retourna avec une lenteur hors du commun. En effet, comment pouvait-elle se retourner tout à fait normalement, alors que son ami venait de lui glacer le sang, et que son corps tout entier avait été traversé de frissons ? Heaven rougit sans hésitation, le garçon fit semblant de ne pas le voir. Il savait que cela mettait mal à l'aise la Coleman, de savoir que Samaël la voyait rougir. Tournant la tête et baissant ses fins yeux vers la petite cage que son ami tenait, Heaven eût le plaisir de voir à l'intérieur de celle-ci, et passant son museau à travers les barreaux, un petit rat blanc et noir tout à fait adorable. Awh, elle fondait déjà. Oubliant les frissons et sa honte précédente, la belle sauta au cou du jeune homme sans attendre une seconde de plus - ce qui, il fallait l'avouer, avant plutôt le don d'exaspérer Asher - et l'enfant se mit alors à crier à pleins poumons « IL EST TROP BEAUUUU. JE VOUDRAIS LE MÊME QUAND JE VIENDRAIS A POUDLARD ! » Au moins, elle était certaine ainsi que le jeune homme l'avait entendu. Un jour elle se tairait, elle arrêterait de crier, et elle stopperait ses excès de joie, c'était promis.


mon amour, demain je pars pour un grand voyage, et même si je suis triste, je pars heureuse et sereine car j’ai appris avec toi à ne pas avoir peur de ce que nous réserve l’inconnu.


Le grand jour était arrivé. Heaven se tenait debout dans le hall d'entrée avec toutes ses valises, qui contenaient le strict nécessaire pour son départ. Heaven n'était pas une fille coquette. Elle était même un peu sauvage et garçon manqué, elle n'était pas le genre de personnes à s'embêter avec une panoplie de vêtements plus chers les uns que les autres, en fait. Mais au moins, elle était certaine de n'avoir rien oublier. La belle regarda sa montre et hésita un instant. Devait-elle partir sans ne dire mot, ou tout de même prévenir sa mère ? La blonde se mordit la lèvre inférieure avant de crier dans la pénombre « Maman c'est l'heure ! » Samaël avait expliqué à Heaven comment les choses allaient se passer. La jeune fille connaissait tout le protocole, et ce n'était pas faute d'avoir posé des milliards de questions au jeune homme. Cependant, le fait de voir de ses yeux les mangemorts devant sa porte, cela était encore mieux que dans son imagination. Oui, Heaven était absolument ravie que ce soit enfin son tour de se rendre à l'école de sorcellerie. Elle n'en avait pas entendu que du bien, mais pour elle, cela relevait du pur conte de fées. Et puis, elle voulait retrouver Samaël aussi, il l'avait prévenu qu'ils ne se retrouveraient pas dans le même groupe d'élèves, puisqu'elle allait entrer avec les premières années tandis que lui serait déjà assis à la table de sa maison, aux côtés des deuxièmes années. Pourtant, Heaven ne paniquait presque pas, enfin si, elle perdait la boule, mais elle ne paniquait pas de quitter sa maison. Au contraire, même. Sa mère se trouvait toujours à l'étage, tandis que les mangemorts s'impatientaient, et Heaven entendit finalement Anastasia crier depuis le living-room, en haut « J'envoie une lessive ma chérie, gros bisous ! » Ouah, génial, merci maman. Cela la dégoûtait-elle à ce point de voir d'autres personnes du monde magique ? Et encore, les mangemorts avaient au moins put passer le socle de la porte, eux, ce n'était pas le cas de Samaël, qu'Anastasia n'avait jamais voulut voir mettre un pied chez elle. Soulevant avec difficulté sa valise, Heaven regarda une dernière fois les pièces de sa maison. Elle était belle, son habitacle, cela était vrai, mais étrangement, elle avait l'impression depuis un moment déjà que celle-ci ne lui appartenait plus. Elle ne lui correspondait plus, et la belle ne ressentait aucune déchirure à l'idée de la quitter. La blonde déposa un baiser devant la porte d'entrée, elle devait partir. Elle murmura pour elle-même « Au revoir maman. » et claqua la porte derrière elle. Quelques secondes plus tard, une main la rattrapa, se posant sur son épaule. A peine l'enfant eût-elle le temps de sentir les lèvres de sa mère se coller sur la joue de sa fille, que les mangemorts étaient prêts à décoller. Un quart de secondes, elle n'avait eût qu'un quart de secondes pour dire au revoir à la personne qu'elle aimait le plus au monde. Une fois sur le balais, la blonde ne put s'empêcher de sauter - ils n'avaient pas encore décollés - et de courir pour se jeter dans les bras de sa mère. Elle se ferait réprimander, mais quelle importance ? Des larmes coulaient sur ses joues. Celles de sa mère étaient également trempées. Leurs adieux furent finalement une déchirure.

« Bien, bien, nous allons entrer dans la Grande Salle. » des frissons parcoururent le corps de la petite blonde. Par merlin, par merlin, cela était enfin arrivé. Elle était dans le château, en compagnie de tous les autres sorciers de son âge, et une femme d'un âge supérieur leur intimait à présent qu'ils allaient rejoindre les autres. Heaven était si surexcitée, elle en devenait presque intenable. L'enfant se tenait devant les portes, au milieu d'un amas de première années, comme elle, et certains semblaient bien plus à l'aise que mal à l'aise, ce qui eût pour don d'étonner la jeune fille. Elle avait toujours cru qu'elle se retrouverait au milieu de bébés qui voudraient être avec leur maman, mais ce n'était absolument pas le cas. Il est vrai qu'étant donné qu'Heaven n'avait strictement pas été élevée dans une atmosphère magique, elle ne connaissait de Poudlard et ce que Samaël avait pu lui raconter du monde magique, des camps du château, et à peu près tout ce sur quoi la jeune fille avait pu le questionner. En tout cas, à peine arrivée, Heaven arrivait déjà à cerner que les trois quart des élèves qui se trouvaient à ses côtés semblaient être des "obscurs", comme les appelait Samaël. Le jeune homme lui avait dit de ne pas dire qu'elle était de sang mêlé, car cela ne serait pas forcément très bien vu, alors la jeune blonde se garda bien de parler à qui que ce soit, pour ne pas risquer de faire une gaffe. Étant donné qu'elle était un moulin à paroles ambulant ET qu'elle ne pouvait s'empêcher de rougir à chaque fois qu'elle parlait à quelqu'un, il valait mieux qu'elle s'abstienne de se ridiculiser dès le premier jour. Elle attendit juste patiemment que les portes s'ouvrent, et elles le firent enfin.

La répartition commença, et étant donné son nom de famille et le nombre d'élèves, la belle savait qu'elle ne passerait pas immédiatement. Cela ne l'empêchait néanmoins pas de stresser à la place de chacune des personnes qui étaient appelées, et de les attribuer elle-même dans son cerveau à une maison, avant que le choixpeau ne se prononce. Elle n'était pas mauvaise à ce jeu. Mais si il n'en avait tenu qu'à elle, tous les élèves auraient été dans une seule et même maison, pour ne pas qu'ils se différencient. M'enfin, elle n'allait pas ré-inventer le système, elle, après tout. « Serpentard ! Serpentard ! Gryffondor ! Poufsouffle ! » prononçait successivement le choixpeau magique lorsqu'il se posait sur la tête d'une liste d'élèves défilants. Ok, la jeune fille commençait à stresser. Et si elle se retrouvait dans une maison carrément nulle ? Elle ne voulait pas aller dans une maison nulle ! Elle voulait être dans la même maison que Samaël, mais ça, ce n'était pas gagné, les deux amis n'avaient vraiment pas le même caractère. A vrai dire, ils n'avaient même absolument rien à voir l'un avec l'autre. C'en était à se demander comment ils pouvaient être amis. Et pourtant. Heaven réfléchit un instant. Peut-être pourrait-elle profiter du rafflus que faisait chaque maison lorsqu'un élève les rejoignait pour trafiquer le choixpeau ? Non, cela était totalement absurde, elle ne connaissait rien en magie. Ou alors, elle pourrait essayé de modifier ses pensées pour que le choixpeau la croit autrement qu'elle l'était, hein ? Les cheveux de la blondinette se mirent en arrière, et la belle chercha des yeux son ami, parmi la foule d'élèves. Elle ne le trouva pas. Bon, elle abandonnait l'idée de trafiquer quoi que ce soit, elle ne voulait pas tricher. De toute manière, elle doutait franchement qu'elle ait l'étoffe pour le faire. D'ailleurs, quand la dame qui les avaient fait entrer dans la Grande Salle l'appela, elle devint plus rouge que jamais, et elle n'était même plus capable de penser à quoi que ce soit. « Heaven Coleman » retentit dans la salle, et c'était comme si la jeune fille voyait flou. Elle allait mourir. Adieu monde cruel... Ahem. La fillette avança tout doucement, sentant tous les regards de la salle se concentrer sur elle et, s'asseyant délicatement sur la petite chaise se trouvant devant les professeurs, elle sentit le choixpeau se poser sur sa crinière. La jeune fille ne s'en rendit pas compte, mais elle retint son souffle. Et quand le choixpeau annonça enfin sa maison, elle qui n'avait jamais eût d'apnée, s'évanouit. Devant tous les élèves et tous les professeurs du château. Quelle entrée en matière...


dans mon monde à moi, il n’y a que des poneys, ils
mangent des arcs-en-ciel, et ils font des cacas papillons.


« Eh grosse tâche, pousse-toi de mon chemin » les joues d'Heaven devinrent d'un rouge éclatant sans qu'elle n'ait eût le temps de redresser son visage, et la jeune fille n'eut pas besoin de lever son petit minois pour savoir qui avait prononcé ces mots. Lui. Sa voix, elle la connaissait par cœur. Elle résonnait en permanence dans son esprit comme une merveilleuse mélodie, celle de l'amour. Ce garçon insupportable qui la faisait totalement craquer, oui. Heaven ne pouvait le nier, il était absolument ignoble, caractériellement parlant. Et pourtant, ce qu'elle ressentait pour lui, cela était plus fort que tout. Elle n'aurait su comment l'expliquer. Et le comportement de celui-ci n'aidait pas, mais il en était ainsi. Le garçon reprit, avec arrogance « T'es bouchée ou quoi ? Pousse-toi. » Littéralement paralysée, la demoiselle n'arriva même pas à entrouvrir ses lèvres pour contre-attaquer. De toute manière, elle n'en avait pas l'envie, non, pas contre lui. Elle avait juste envie de lui sauter au cou et de lui coller un gros baiser sur la joue. A cette idée, la Coleman rougit davantage, si cela était possible. Le jeune ne prêta pas attention à la concernée, et passa devant elle en lui rentrant à moitié dedans. Cela était malpoli, ingrat, et tout ce que vous voulez. Il était la pire personne de ce château, cela était certain, et pourtant, Heaven sentit son cœur faire un bond avant, avant de retenir son souffle.

« Mais c'est un putain d'enfoiré ! » Heaven se sentait mal, terriblement mal. Elle n'avait pu cacher plus longtemps à son meilleur ami pour qui elle craquait littéralement, et de toute évidence, cela n'avait pas était une bonne idée. Le jeune homme était dans une colère inhumaine, la blonde ne l'avait jamais vu ressentir une rage pareille, et cela lui faisait un peu peur à voir, et à entendre, aussi. « Il martyrise des petits, Heaven ! » La jeune fille osa relever son regard vers Samaël, et serrant les poings pour ne pas rougir davantage, elle prononça d'une voix calme « Comme tout le monde dans ce château. » c'était le mot de trop, elle aurait bien mieux fait de se taire. Car Samaël se mit alors à hurler si fort que la jeune fille ne comprit strictement rien à ce qu'il pouvait lui dire. Elle ne comprenait que des brigues de phrase, des insultes, et il fallait dire que cela ne lui plaisait guère. En plus, elle était totalement déphasée la pauvre. Quand la voix de son meilleur ami se posa enfin, la jeune fille se leva et, sous les yeux toujours emplis de rage de son ami, elle le serra brièvement dans ses bras avant de s'écarter de quelques pas et de dire « Ne t'en fais pas pour moi, je suis une grande fille. » C'était faux, Heaven n'était pas une grande fille. Elle était en troisième année et n'était toujours pas capable de parler à quelqu'un sans se mettre à rougir ou à bégayer. Elle passait les trois quart de son temps avec son visage enfouit dans ses pulls, et ce n'était clairement pas la définition que quiconque pouvait avoir de la maturité. En tout cas, même si elle prétendait le contraire, ce n'était pas la sienne. Et puis, finalement, elle se fit briser le cœur, comme Samaël le lui avait prédit.

Heaven était assise dans la salle aux coussins. Elle se tenait en boule et n'osait pas bouger. Elle sentit son meilleur ami se joindre à elle, et la belle ne prit pas la peine de sècher ses larmes. Elle n'en avait pas la force. C'était tout juste si elle l'avait pour s'exprimer. Et pourtant elle le fit. « Vas-y, tu peux te moquer de moi. Tu peux me dire que je l'avais cherché, dis moi que je l'ai mérité, vas-y SAMAEL, t'en meurs d'envie. » la voix de la blonde se brisa et elle se retint de peu d'éclater en sanglots. Elle était mal, elle était horriblement mal, et par dessus tout, elle se haïssait, elle haïssait sa personnalité, elle aurait voulut disparaître, ne plus jamais à avoir à se balader dans les couloirs du château. Elle avait été humiliée, elle s'était emprise de la mauvaise personne, elle n'était pas capable de faire comme si cela ne l'atteignait pas, non, elle n'était pas assez forte pour cela. Heaven n'était qu'une enfant, après tout. Tombant sur le sol glacial et prenant sa tête entre ses mains, la jeune fille se mit à renifler bruyamment, tandis qu'elle sentait que son ami s'asseyait sur le sol à ses côtés. Il posa une main indélicate sur son épaule et, devinant que le jeune homme ne savait guère que dire, la blonde l'entendit lui dire « Tu mérites mille fois mieux, Heav. » La jeune fille tourna doucement son visage vers son ami et, les yeux emplis de larme, elle se mit à crier - comme d'habitude -, et sans bégayer, pour une fois « Elle est vraiment nulle ta phrase. » Il était vrai que Samaël disait des choses vraiment nulles pour la réconforter, mais il fallait dire que cela était un peu de l'ironie venant de la part d'une fille qui n'avait jamais su trouver ses mots. Cela était même l'hôpital qui se fout de la charité. Une perle de larme dévala la joue d'Heaven, et elle éclata de rires, en regardant son ami littéralement paumé. Ne cherchez pas à la comprendre, ou à interpréter sa réaction, ne cherchez pas, non. C'était du Heaven tout craché.


moi, j’ai envie de croire aux contes de fées.
au moins, tout finit bien dans ces histoires là.


Heaven était allongée sur son lit en baldaquins, en train de ne rien faire. Enfin si, elle contenait les lattes du plafond, mais pouvait-on réellement dire que ceci était une occupation ? Hm, passons. Heaven était donc tranquillement posée lorsque l'une de ses amies déboula dans le dortoir des septièmes années, et qu'elle vint se poser aux côtés de la jeune blonde. De toute évidence, cette personne avait couru, et pas qu'un peu. Oh, mais oui, bien sûr, qu'elle était bête. Depuis que la nouvelle d'un bal au château avait éclaté, toutes les filles se précipitaient sur les autres pour savoir avec qui elles se rendraient à l'événement, et comme elle l'avait deviné, la jeune fille demandait exactement cela à Heaven. Cette dernière souffla. Fallait-il réellement qu'elle se donne la peine de répondre à son amie ? Elle ne le souhaitait pas. Non, elle ne voulait pas dire qu'elle n'y irait pas. Elle ne voulait pas être la fille qui essayait d'attirer l'attention sur elle en faisant différemment des autres, mais voilà, elle n'en avait purement et simplement pas envie, de s'y rendre. Heaven se lança « Je ne vais pas au bal. » Les prunelles perçantes de son amie semblèrent transpercer la carrure de guêpe d'Heaven et, au plus grand étonnement de celle-ci, son amie... rit. Oui, elle riait. Et pas un petit rire. Un grand éclat de rires. Pire que cela, elle se foutait d'elle. Vous pouvez y croire, vous ? Heaven était piquée au plus profond de sa personne. Pas bien loin, c'est-à-dire. Mais quand même ! Ce n'était pas sympathique de se moquer d'elle comme cela. D'accord, les bals, les mariages, les cérémonies, les preuves d'amour, tout cela avait toujours fait rêver Heaven, mais elle ne le voulait plus. La Heaven que tout le monde connaissait se serait pointée au bal avec un voile sur la tête et, sans cavalier, se serait mis à faire la danse du ventre. « Je suis sérieuse, eh. » lâcha la blonde en claqua des doigts devant le visage de son amie, puis en se mettant à rougir soudainement. Elle reprit en essayant de bégayer le moins possible. « Regarde-moi, j'ai une taille de guêpe, et je suis pas capable de parler à quelqu'un sans devenir rouge immédiatement. Et puis dès qu'il y aura une chanson entraînante, je vais avoir envie de chanter, et crois-moi tu préférerais pas. Tu sais que mon beau-père a déserté de ma maison parce que je chantais trop faux ? Bon, c'est mon ancien beau-père maintenant, mais j'te jure, tout le monde s'en porterait mieux si je ne venais pas. » Heaven reprit sa respiration et le sourire étrange que portaient les lèvres de son amie la fit arquer un sourcil. Finalement, cette dernière dit à Heaven de faire comme elle le souhaitait, puis partit. Oh vraiment, ça c'était fort ! Son amie savait pertinemment que c'était avec un comportement comme le sien qu'Heaven ne résisterait pas à venir. Et en effet, le soir du bal, la jeune fille était là.

Lorsque Heaven avança sur la piste de danse, elle n'était pas gênée. Sa robe de soirée était plus rouge qu'elle-même, de telle sorte qu'il n'était pas bien évident de voir si elle rougissait ou non. Cela était plus facile. Heaven n'avait pas de cavalier, faute d'amoureux. Tant pis. Comme prévu, la belle décida de s'engager sur la piste de danse seule, et elle se mit à danser de manière orientale. La chanson qui passait était un bon vieux rock, et il était clair que la jeune blonde était à côté de la plaque. Mais peu lui importait, elle s'amusait, et seul cela comptait. Et puis le Mage Noir prit le micro. Heaven s'avança quelque peu vers l'estrade sur laquelle il se trouvait. Elle avait toujours aimé sa tête, à celui-là. Il fallait dire que la jeune fille adorait tout ce qui pouvait faire peur à d'autres, elle était quelque peu atypique, si on puis dire. La belle scruta le visage du Lord, et ne bougea plus durant quelques instants. Fascinant. Il était fascinant. Plutôt étonnant, non ? Généralement, quand les gens le voyaient, ils ressentaient deux types de sentiments : de la crainte ou de l'admiration. Pour Heaven, ce n'était aucun des deux. Elle aimait juste bien sa face de rat, rien de plus. M'enfin, cela ne dura pas longtemps, car quand elle se sentit virevolter dans la salle, et qu'elle s'aperçut que le Lord l'avait éconduit devant un jeune homme, la jeune fille eût envie de le haïr jusqu'à la fin des temps. Mais de tout évidence, la Coleman ne pouvait s'échapper. Elle grimaça. Qui était l'heureuse victime de cette danse ? Elle ne le connaissait pas, mais il la salua timidement, et Heaven ne manqua de s'empourprer rapidement. Ils dansèrent, et étonnamment, la jeune fille trouvait cela agréable. Lorsque ce jeune homme la raccompagna devant sa salle commune, à la fin de la soirée, la belle sourit niaisement, heureuse de s'être fait un ami. Elle monta se coucher, et s'endormit toute habillée, son ventre de danseuse orientale toujours à l'air.


je suis superman. et un jour,
je sauverai le monde. vous verrez.


« Coleman, arrêtez d'essayer d'inventer de nouvelles formules, vous avez un bouquin alors vous vous en servez » la langue du professeur claqua contre sa mâchoire et la blonde sursauta avant de soupirer. Pfff, on ne pouvait jamais rien faire dans ces salles de classe. Ce n'était MÊME PAS drôle. Si on ne laissait pas la capacité aux élèves d'innover, quel intérêt l'intérêt d'aller en cours, je vous le demande ? Qui avait envie de passer sept années à se conformer aux formules écrites dans ses manuels ? Personne, et certainement pas Heaven, en tout cas. Voilà qu'elle se trouvait en septième année, et on la traitait toujours comme si elle était une enfant, à devoir suivre des indications bien précises, et tout, ça manquait clairement d'imagination. Et même beaucoup trop pour son esprit "original", comme ils disaient. Qui plus est, le pire dans l'histoire était que la jeune fille ne pouvait même pas protester. Non, elle ne le pouvait pas, et vous vous voulez savoir pourquoi ? Parce qu'Heaven savait pertinemment que tôt ou tard, elle allait forcément finir par bégayer. Genre trop méga nul.

« C'est douloureux ? » demanda Samaël, tandis qu'il traçait de petites cercles autour de la brulure qu'avait la jeune fille au niveau de son omoplate. Heaven tourna sa tête en signe de négation, se trouvant à plat ventre contre l'herbe fraîche du parc. Non elle n'avait pas mal, ce n'était comme qu'une petite égratignure, et elle n'était pas une chochotte. Heaven était une "wild child" comme on disait. Une fille de la nature. « Comment tu l'as fais ? » continua de demander le beau brun en observant avec grande attention le tatouage qu'Heaven venait de se faire. Eh, il était presque envahissant, ce monsieur. La jeune blonde se contenta de fermer les yeux et de ne rien répondre. Elle était bien, là, au soleil, et il était rare que des rayons traversent le château, alors elle voulait juste profiter et ne pas parler. Pour une fois. « T'es pas cool Heav, je veux savoir. » reprit le garçon, tandis qu'un petit sourire se formait malicieusement sur les lèvres de la jeune fille, que la situation commençait à amuser. Elle sentait que son meilleur ami avait soif de savoir, et très franchement, pour une fois que ce n'était pas l'inverse, il méritait bien de poiroter un peu, non ? « Et puis ça représente quoi ? Une flèche ? » Une flèche ? Mais où allait-il chercher des idées pareilles ? Son tatouage ressemblait-il à une flèche ? Non parce que là, elle allait se le faire enlever sur le champ sinon. Non mais, il avait fumé le calumet de la paix lui ! Elle allait l'assassiner ! Une flèche, et puis quoi encore ! C'était des motifs brésiliens. Brésiliens pas indiens, par merlin. Une flèche... Pourquoi pas une épée aussi ? Non mais je vous jure. Qu'est ce qui fallait pas entendre...


c'est quoi toutes ces listes là ? mon cardigan bleu,
mon pull blanc trop doux, tout ce que j’ai dans mon
placard, tout les chevaux que j’ai montés : Uriel, Azor, Dartagnan... ah ouais, t’es un peu dingue quand même.


Heaven avait eu l'impression d'avoir mis un siècle avant d'arriver à ses fins. Mais finalement, elle y était arrivé. Son meilleur ami n'osait pas la regarder. Il y avait une sorte de pudeur dans ses mouvements et dans son comportement. Heaven n'était pas gênée. Du moins pas pour le moment. Elle appréhendait un peu, et cela semblait normal. Son meilleur ami la rejoins et vint se poster près d'elle. « T'es sûre que c'est ce que tu veux ? » la voix tremblotante de Samaël fit frémir la belle. Oui, elle était certaine de ce qu'elle souhaitait. Elle voulait que sa première fois se passe avec Samaël, elle ne voulait pas qu'il en soit autrement. Heaven ne souhaitait pas cela par amour pour Samaël, non, la jeune blonde voulait juste avoir un bon souvenir de sa première fois, et que celle-ci se fasse avec quelqu'un de confiance, qu'elle connaissait et appréciait, et non avec un gros nul brutal qui lui laisserait un mauvais souvenir de ce jour qu'elle considérait depuis toujours comme son grand jour. La jeune fille voulait qu'en y repensant, elle puisse y associer un visage qui ne lui soit pas inconnu, ou tout simplement un prénom qu'elle n'oublierait pas. Elle était certaine que ce serait le cas avec Samaël. Mais alors pourquoi le faisait-elle maintenant, et n'attendait-elle pas de trouver l'amour ? Le désir, tout simplement. Elle aussi, comme la plupart des filles de son âge, voulait connaître cela, cela relevait de la nature, des pulsions. Elle voulait avoir son expérience sur le sujet, révéler ce mystère, explorer de nouvelles sensations qui, selon les dires, en étaient de fortes agréables. Plongeant ses yeux bruns dans ceux de son ami, la blonde hocha donc son visage en signe d'affirmation, et elle sentit pourtant Samaël hésiter. Certes, cela n'était pas une chose courante que de demander à son meilleur ami de la défleurer, et cela pouvait clairement paraître étrange aux vues de leur situation, mais Heaven n'était tout de même pas si repoussante, si ? La belle scruta son ami avec ses grands yeux de biche, et elle sentit finalement son meilleur ami se lancer. Il caressa sa peau et embrassa sa chair, il prenait soin de ne pas embrasser ses lèvres, mais Heaven ne le remarqua pas, tant elle était à la fois excitée et appréhensive. En douceur, Samaël entra en elle, et la jeune fille s'agrippa à ses draps. Ce n'était pas la première fois pour le jeune homme, Heaven ne l'ignorait pas, elle le savait même plutôt bien. Mais cela ne lui importait guère. Au contraire, même, elle préférait qu'il sache ce qu'il faisait plutôt que de faire n'importe quoi et de ne pas lui inculquer un bon souvenir. Le jeune homme fit des aller-retours et la demoiselle sentit une intense douleur. C'était donc ça, l'amour ? Souffrir ? Quelle leçon de vie ! Non mais sérieusem... Ah non. Il suffisait juste d'attendre un peu. Le plaisir commença à envahir peu à peu la jeune fille. Samaël s'appliquait de plus en plus, et la blonde sentait bien qu'il se détendait au fur et à mesure, et y prenait du plaisir. Elle aussi, elle en prenait. La première fois d'Heaven se déroulait en ce moment même, dans ce dortoir, à l'heure à laquelle les deux jeunes gens auraient du être en train de diner. Les deux amis faisaient l'amour, et la seule chose qui ne cessait de traverser l'esprit d'Heaven était des pensées qui ne portaient que sur ce qu'il était en train de se passer en ce moment-même. Étrangement, elle ne pensait pas à Samaël, elle ne pensait pas au fait qu'on pouvait les surprendre à tout moment et les renvoyer du château, elle ne pensait pas. Elle ne pensait plus.


j'aimerai être un flan, un flan aux abricots.


vu au couloir nord du troisième étage.
Tu marchais tranquillement en bougeant ta tête de droite à gauche comme si il y avait une musique bourdonnant à tue-tête. Il n'y en avait pas. Tu marchais, et tu n'entendais pas la personne derrière toi qui te suivait de près, d'un pas nonchalant. Tu étais en train de chanter un refrain des Bizzar'Sisters lorsque le coup te frappa à la nuque. Tu te mettais à hurler, bien qu'il n'avait pas été porté de manière forte. Cependant, on pouvait sentir à travers celui-ci toute la haine que portait la personne qui te l'avait assignée. Tu te retournais, et te trouvais face à la pimbêche numéro un du château. Tu la regardais d'un air mauvais, avant de lui crier au visage « Non mais ça tourne pas rond dans ta tête ?! » Tu étais énervée, cela ne te ressemblait pas. La vue même d'Ophélia, l'amante - en quelque sorte - de Samaël, te mettait hors de toi. Elle était là, avec son air supérieur et superficiel, tu mourrais d'envie de lui faire ravaler son maquillage à deux sous, mais tu t'abstinais. Tu ne t'appelais pas Roxanne Weasley. La jeune fille face à toi posait une main sur ton épaule. Tu attendais qu'elle s'exprime, mais tu avais la forte envie de lui arracher le bras. Les paroles pleines de méchanceté et d'amertume de la personne vinrent rapidement à tes oreilles « Ecoute-moi petite morveuse, tu t'approches pas de Samaël, compris ? Il est à moi, tu vires, ou tu vas le payer cher. » elle te poussait de sa main libre mais tu ne cillais pas. Tu enlevais la main qu'elle avait laissé sur ton épaule et te dégageais avec violence. Non mais elle était con ou quoi, celle-là ? Elle te parlait comme ça, et elle croyait vraiment que tu n'allais pas allé le répéter à ton meilleur ami, pour qu'il la largue comme une vieille chaussette moisie ? Tu rougissais, parce que tu n'arrivais pas à t'en empêcher dans un moment pareil, et tu te mettais à crier, comme à ton habitude. Tu voulais que la colère se sente dans ta voix, tu espérais que tu y arriverais. « C'est mon meilleur ami, idiote. » un frisson te parcourait l'échine lorsque tu prononças le juron. Tu n'avais pas l'habitude de parler mal. Au contraire, même, tu détestais quand les gens étaient impolis. Pourtant, avec Ophélia, tu n'avais aucun remord à mal lui parler, du moins à ta manière. Tu levais les mains et tu te mis alors à applaudir en rigolant. Il était plus aisé d'en rire que d'en pleurer. Tu reprenais « Bravo, t'as gagné la médaille de la connerie. Quatre années d'affilées quand même, t'es fière ? » tu t'empourprais et devint rapidement plus rouge qu'une tomate. Non, qu'un poivron. Tu avais envie d'allé te cacher sous ta couette et de ne plus jamais en sortir. Pourtant tu ne bougeais pas. Disons que tu n'étais pas paralysée... Ophélia paraissait étonnée, puis elle retrouva de la contenance et se mit à rire méchamment. Tu avais envie de lui en coller une, à celle-là. Si seulement tu avais eu le cran d'une Cayrel, par exemple. Mais non, tu n'étais qu'une Coleman, la première lettre était bonne, mais pas le reste. « Ouais, je suis fière, et dis adieu à ton monde, pétasse. Dégage maintenant. » Tu ne bougeas pas, mais tu savais comment faire fuir un cafard comme cette fille. Tu la regardas dans les yeux, tu rougis, et tu dis « Quand Samaël le saura, tu ne le verras plus, et tu le sais. Alors dégage toi même. » comme prévu, elle partit. Si Samaël ne la quittait pas, il ne serait plus ton ami, tu ne pouvais pas rester ami avec une personne qui en fréquentait une autre qui te traitait de la sorte. Il allait devoir choisir et s'affirmer. Toi, tu l'avais déjà fais. Tu partis.

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Tu connais ces moments dans ta vie où tu sais pendant qu’ils arrivent que tu vas t’en rappeler toute ta vie ?  unbreakable.


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    Loulou national


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MessageSujet: Re: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 13:25

    Rebienvenue parmi nous

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She put him out like the burnin' end of a midnight cigarette. She broke his heart. They watched him drink his pain away a little at a time but he never could get drunk enough to get her off his mind. Until the night he put that bottle to his head and pulled the trigger ; and finally drank away her memory. Life is short but this time it was bigger than the strength he had to get up off his knees.
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MessageSujet: Re: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 13:26

RACHEL MA DEESSE j'aime tellement cette file ohmygad
rebienvenue sur le forum ma belle

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    this is magic
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MessageSujet: Re: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 13:30

Merci mes amours
Han oui elle est tellement superbe

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Dernière édition par Heaven A. Coleman le Sam 4 Mai - 13:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 13:30

bienvenue petite nouvelle. quand je pense que je t'ai ramenée ici.
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MessageSujet: Re: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 13:41

Un flan aux abricots (j'adore cette citation )
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MessageSujet: Re: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 13:44

AU FAIT mcadams, tu as très bien choisi au final. je suis bien contente (tu te souviens que c'était elle que tu voulais prendre pour emi au tout début ? ) tes gifs sont trop bien.
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MessageSujet: Re: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 13:48

vuuuui, et maintenant je veux plus en partir. ta faute
mouhaha ça donne faim n'est-ce pas

Et OUUUUUI, omg ça date tellement et finalement je l'aime trop alors suis obligée de la prendre. merci mon bébé

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Guerra, caza, y amores, por un placer, mil dolores Modo


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MessageSujet: Re: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 13:49

Choupette
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MessageSujet: Re: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 14:17

RE-BIENVENUE MON COEUR TU ES BELLE
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MessageSujet: Re: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 14:19

REBIENVENUE SUR D.
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MessageSujet: Re: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 14:57

REBIENVENUE

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- the revolution -

I thought that you could fly I thought you had wings, I guess that I believed you'd never say goodbye, But my world stopped turnin' 'round. The stars turned upside down. It knocked me to the ground on my knees. Now there's a sad lookin' moon, Shinin' down on me. There's a sad lookin' sky.
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    Sarah-fraîchit quand il fait chaud ♛ ADMIN


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MessageSujet: Re: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 15:19

BOOON. on ne peut pas dire que ton avatar n'a pas fait de remou (j'en ai même bouffé tout mon pot de compote en entier, non ça n'a aucun rapport j'admets). BREF. Rachel McAdams aka une des plus jolie femme du monde, oui en fait c'est ça le problème Rachel a 34 ans et Heaven en a 17. Si encore tu avais joué une garce telle que Régina George, ça aurait à la limite pu passer, sauf que Heaven lui ressemble pas vraiment du tout et que Rachel fait quand même très mature. NON ne me dis pas que Heaven est très mature, j'ai lu ta fiche ça ne passe pas mon chou. Donc, en fait on trouve que ça passe pas du tout. Et ce même si tu es sublime en Rachel... et même si tu as eu du mal à trouver, des célébrités blondes qui ont la vingtaine tu en as à la pelle. Cherche encore, je suis sûre que tu trouveras.
Désolée ma Lily.

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i love you, even if you don't
please, let me love you.



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MODO ☼ little miss sunshine


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MessageSujet: Re: Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.   Sam 4 Mai - 15:36

J'aime tellement toutes tes citations dans ta fiche
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MADDIE&LOUIS together or not at all
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Heaven ▼ La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça d'vient gênant.

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